et un, et un ...

et un, et un ...

Et un, et un, poi-gnet - en - moins !

Aïe aïe aïe ! Bobooooo, mon "poignet en vrac" d'hier s'avère être une double, voire une triple fracture !!

Fait chier, manquait plus que ça !!

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 15:40

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:25

la vie d'après

Comment c'est, la vie d'après ? Je ne sais pas pour vous, mais moi, la vie d'après la perte de ma famille, ben c'est chaud.

Y'a toutes ces chansons, ces souvenirs, ces gestes, ces lettres qui vous renvoient tant à la figure... Et puis il y a ceux qui essaient, malgré tout, de vous aider. Vos amis, puisque vous n'avez plus de famille, et votre esprit, qui, partagé entre l'abandon et la survie, a des sursauts d'espoir. Espoir de quoi ? de les retrouver ? Non, je sais que cette éventualité ne se concrétisera jamais. Alors, qu'on accepte ou pas, on vit avec.

Et y a les trahisons d'autres membres qui devant vous sont souriants, encourageants, et qui vous plantent un couteau dans le dos dès que possible.

Ces deux situations, la bonne, et la mauvaise, je les ai connues ces deux derniers jours. Hier a été une journée affreuse pour moi dans tous les domaines ; un de ces jours "sans'. D'ailleurs quelqu'un m'expliquera, à l'occasion, ce qu'est un jour "avec", et comment "sans ses géniteurs autour de soi, on peut se sentir assez "avec" pour se sentir bien. Passons.

Aujourd'hui, cependant, ça a été. Ma femme commencant plus tard, je l'ai conduite à la gare, avant de rentrer me préparer pour aller bosser. Envie d'être coquête, je me suis pointée classe au boulot, ce qui a fait forte impression - je rassure les lecteurs, je ne vais pas habituellement bosser vêtue d'un sac poubelle, mais disons que j'ai fait quelques efforts supplémentaires today.
Journée courte, je ne fais que 2h30 le mardi, je suis rentrée à la maison, ai préparé un café à la voisine, une amie que j'apprécie beaucoup et qui m'aide énormément ces temps-ci, et ai attendu deux copines qui me rendaient visite, l'une avec son nouveau-né, un petit gars trop mignon qui m'a gratifié d'une ribambelle de sourires, un pur bonheur. La deuxième était ma meilleure amie, mon oxygène, mon tit rayon de soleil à moi c'est tout (et à son chéri aussi, mais juste un ptit peu).

Le temps de s'habiller de façon adéquate, et basket avec les copains ! J'ai perdu deux fois sur ... DEUX, mais bon, la deuxième partie était serrée, on était 3 contre 4 et on a lutté jusqu'au bout (victoire 10-9 pour les loulous contre nous). La tactique était bonne sur la deuxième manche et on espère gagner le prochain match, parce qu'il y aura revanche, croyez-moi !! Match retour vendredi ! (pom-pom girls acceptées, si ça vous dit).

J'ai précisé à l'arbitre (ma meilleure amie) qu'elle devait être impartiale, c'est à dire, de mon côté (ben quoi, impartiale il doit bien y avoir des niveaux), mais malheureusement, elle a tourné la tête une paire de fois et voilà !! J'avoue, à un moment j'ai chopé la balle sous le bras et j'ai couru mais on m'a sanctionnée ! Je ne comprends pas, au rugby tout le monde accepte !!

Enfin, un bien agréable moment qui m'a permis de penser à autre chose, qui m'a valu une jolie gamelle (j'ai glissé sur ce putain de sol), un poignet en vrac (mais mes fesses sont indemnes lol), et une bonne partie de rigolade entre amis.

Merci à vous, les copains, je vous aime !! (mais je serai sans pitié pour le match retour!!).

Quant à vous, amis bloggeurs, encouragez-moi !!! J'attends vos bonnes ondes la prochaine fois que je jouerai !

Je pense bien à vous tous, et vous embrasse bien fort.

Coco

# Posté le mardi 13 octobre 2009 17:09

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:28

mercredi

Il paraît qu'on n'écrit pas quand tout va bien (d'après les mots de la déesse Zazie). Vais-je bien ? Non, c'est évident. Vais-je mal ? Non plus. La vérité, c'est que je me sens vide, anesthésiée, hors de la portée du glaive que l'on appelle communément douleur. Restent une torpeur permanente, une sorte d'absence en toute présence, c'est très étrange. Comme si j'avançais dans le brouillard ; j'entends mais n'écoute pas, je vois, mais ne regarde pas. Je me tiens derrière un rideau, et les mots, et les choses, sont comme lointains. La chaleur, le froid, rien ne m'atteint. Les piques ont déjà fait leur travail et m'ont transpercée de toutes parts. Le sale boulot est déjà fait, les éléments peuvent dorénavant s'en prendre à quelqu'un d'autre. Mission over - target destroyed.

Petit flash-back pour tout comprendre, ce sera plus évident pour tout le monde, si toutefois l'envie de me lire prendrait quelqu'un, on ne sait jamais. Je suis la quatrième fille d'une famille de cinq enfants, toutes des filles. J'ai grandi à la campagne, loin de tout souci. J'ai eu une scolarité plutôt bonne et suis très avancée dans mes études supérieures. J'ai fait beaucoup de sport, jeune, et mon goût pour les sports d'équipe m'a valu quelques ennuis au collège et au lycée, mes accolytes filles me trouvant un peu trop "masculine" à leur goût. De toute façon, je suppose que j'aurais bien été "trop ci", ou "pas assez ça", dans n'importe quel autre contexte.

Côté famille, ça allait, même si ma mère était plutôt sévère, et mon père exigeant - si je rentrais de l'école avec un 18/20, il me demandait où étaient passés les deux points manquants. Très vite, mes parents se sont brouillés avec ma soeur aînée, car ils n'appréciaient pas son conjoint, après de multiples crisounettes, une plus sérieuse a fait évoluer la situation vers le point de non-retour. Ils ne se voient plus, elle et mes parents, et quand mon père va chercher ses petits enfants, il faut que quelqu'un l'accompagne, pour sonner à la porte et récupérer les petits, car mon père ne veut pas saluer ma soeur.

A cause de ma très forte ressemblance visuelle avec ma soeur aînée, mon père, en colère après elle, m'a souvent reproché des traits qu'il trouvait communs entre ma personnalité et celle de ma soeur. J'ai subi beaucoup de pression, dès mon jeune âge, pour rendre mon père fier de moi.

Très vite - cela date de l'époque de mon premier club de foot, j'ai noté que mes camarades féminines étaient bien plus jolies et bien plus attirantes que mes partenaires mâles. Et très vite, ma mère m'a retiré du foot.

Ma mère a une soeur lesbienne et mes attitudes de garçon lui faisaient peur, elle nous a toujours dit que si l'une de nous étaient lesbienne, elle la renierait.

Au milieu de mon adolescence, même si je sentais de puissantes attirances vers les femmes, ma peur de voir ma mère se détourner de moi m'a fait me rapprocher des garçons. J'ai eu deux aventures, de 14 à 22 ans, la première pendant 3 ans et demi, la seconde pendant 5 ans et demi (vu le calcul, comprenez que mes histoires ont été très rapprochées - 5 jours d'intervalle entre les deux). A ma séparation d'avec mon dernier compagnon, avec qui j'habitais (sans compter un séjour professionnel de 2 ans dans un pays anglo-saxon), j'ai dû me contraindre à revenir vivre chez mes parents, dans le village desquels mon travail se situait (et se situe toujours). C'était en septembre dernier. J'ai très vite rencontré une femme, avec qui j'ai vécu une histoire d'amour courte, de 3 mois, mais qui m'a permis de vivre pleinement mes sentiments et mes désirs.

Mes parents ont appris mon homoséxualité par une de mes soeurs, qui croyait bien faire. Autant vous dire que c'est très, très, très mal passé, mais mes parents n'ont pas bougé, excépté des piques permanentes et des remarques blessantes (erreur génétique, etc etc, je passe là dessus, c'est difficile d'en parler, peut-être l'histoire de mon coming-out pourra être développée plus tard). J'ai connu un enfer incroyable pendant cette période, mais je comprenais leur problème de compréhension.

Finalement, ma petite soeur, moins proche que les autres, a attisé les flammes de la discorde, petit à petit et après un clash monumental la semaine dernière, alors qu'elle était venue chez ma conjointe et moi (nous sommes ensemble depuis six mois et venons d'emménager à 5km de chez mes parents), mes parents ont demandé à me voir, afin que l'on mette les choses au clair. Je suis restée calme, ai répondu poliment à leurs reproches, pour finalement m'entendre dire par mon père que je n'existais plus pour lui et qu'il ne voulait plus entendre parler de moi. La séquence la plus humiliante a été le moment où mon père m'a demandé de lui rendre les clefs de sa maison, ainsi que le pass anti-effraction de l'alarme qui sécurise leur maison depuis que, durant leurs vacances de deux semaines cet été, j'ai évité une entrée par effraction d'un cambrioleur. Je gardais la maison pour leur rendre service, et pour nourrir leurs chiens, quand un homme a tenté d'entrer, mais j'ai eu le temps d'appeler la gendarmerie. Bref. Je lui ai rendu ses clefs, et me voilà sans parents.

Mille choses me sont passées par la tête ce soir là, des choses sombres, des choses tristes, j'ai beaucoup pleuré, mais ce qui a le plus causé mes larmes, ce n'était pas tant leurs paroles et leurs actes ce jour-là -mercredi - mais plutôt le souvenir de bons moments passés avec eux quand tout allait bien, et surtout, l'image de leurs visages me souriant, du temps où l'amour était présent...


kOkOmOcO

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 17:04

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:30

Voilà, c'est fini

Ca y est, c'est fini... Une belle histoire d'amour, beaucoup de joie, beaucoup de larmes, des disputes, des réconciliations... Et puis l'incompréhension, la tension qui monte mais on reste ensemble, malgré les blessures, malgré les coups bas, au nom d'une histoire d'amour qui a un jour valu la peine.

Et puis il y a cette discussion, l'un en face de l'autre, à coeur ouvert... Et ces mots qui sortent de sa bouche "tu restes sur ta position, je reste sur les miennes, qu'est-ce qu'on fait ? ". Je ne veux pas répondre, je ne veux pas que la rupture vienne de moi, je n'ai pas voulu cette discussion, je ne suis pas à la base du conflit. Ces mots, encore "On fait quoi?". Je réponds que je ne sais pas, alors les mots s'enchaînent, dans sa bouche, lorsque l'objet de mon affection me dit "C'est bien simple, pour moi tu n'existes plus, je ne veux plus entendre parler de toi. Rends-moi les clefs de chez moi, tout de suite". J'obéis, une dernière fois. Oui, j'obéis une dernière fois à l'ordre d'un père que j'ai respecté et à qui j'ai obéi toute ma vie.

Car ma rupture, si elle est sentimentale, est familiale... Le phoenix n'a plus de nid, le phoenix, tel Rémi, est sans famille... S'en est fini des belles réunions de famille où le temps d'une soirée, on oubliait les désaccords, ne restera que le remords, peut-être, de ne s'être compris.

Je regrette qu'on ne m'ait pas assez aimée pour ne serait-ce que me tolérer, peut-être pas d'accepter, car nul ne saurait faire accepter quoi que ce soit à qui que ce soit, mais tolérer, ça aurait été bien, oui, tolérer, ça aurait été assez...

Une phrase du Roi Lear me revient en mémoire ... "Ô Lear, seigneur infortuné, tu sauras donc de tes filles laquelle t'aimait le mieux"


kOkOmOcO
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 10:44

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:30

Maman X Y Mlle K



Mlle K - Maman X Y


X, Y, X, Y
On peut naître sous X
Et se sentir Y
Y, Y, Y, Y
Et moi maman, maman?
Sur une échelle de X à Y
Qui je suis ?
Oublie l'échelle à Richter
Il a abandonné
Et ma terre elle tremble dans tous les sens
Sauf celui qui connait

X, X, X, X, X,

J'ai coupé mon corps en deux
Fallait que je comprenne avec mes yeux
Tout ce que j'ai vue
Je suis pas possible à trier
X X X X fois je me suis perdu dans des super marchés
A chercher quoi? A chercher quoi?
Juste moi

X ,X, X, X, X,

Si tu peux pas t'appuyer, si tu peux pas t'appuyer dans un bordel pas possible a trier
Alors à quoi je sers? A quoi je sers?

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Maman, maman,
Des fois quand je m'endort
Je sais plus qui je suis

X, Y,
On peut naître sous X
Se sentir Y
Mais moi maman, moi?
Sur une échelle de X à Y
Qui je suis ?
Maman,
Des fois quand je m'endort
Je sais plus qui je suis
Oublie l'échelle à RichterIl a abandonné
Et papa il a abandonné
Maman? Papa il a abandonné
XXXX fois et XXXX fois
XXXX fois papa il a abandonné

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Si tu m'aimes, si j'ai tord
A quoi je sers--moi fort

Si tu m'aime,
Quand je m'endort je sais plus qui je suis
Et à quoi je sers
Alors si tu m'aimes si j'ai tord
A quoi je sers juste, sers moi fort.



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 03 octobre 2009 19:14